C’est un «maquillage permanent» qu’on leur impose lorsqu’ils sont enfants. C’est de la scarification.
Selon le groupe ethnique dont ils proviennent, les marques diffèrent et c’est cette scarification au visage qui les catégorise. Les adultes de plus de 40 ans en ont presque tous et plusieurs enfants aussi, mais surtout en milieu rural. Ça va de deux petites marques de chaque côté des yeux à des ronds autour du visage en passant par trois longs traits sur chaque joues. Il y en a de toutes les sortes! Là où je travaille, presque toutes les superviseurs et directrices en ont et au début, je trouvais ça difficile de les regarder dans les yeux car j’étais trop intriguée par leurs joues… mais tant mieux dans le fond parce que c’est impoli de tenir le regard de quelqu’un!
Fanta m’a dit qu’elle était très reconnaissante à ses parents de ne pas lui avoir infligé ça. Son grand père (qui est un mossi) a un trait sous l’œil qui fait comme un gros cerne avec une petite marque verticale sur l’os de la joue. Fanta est samo, mais elle ne sait même pas quel signe elle aurait eu. Elle ne veut pas le savoir car elle trouve que c’est barbare de défigurer les gens pour les différencier. Avant peut-être, maintenant ça ne sert plus à rien selon elle de catégoriser les gens puisqu’il n’y a plus de guerres de clans!
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